L’attente n’est pas que du temps perdu

Est-ce que les tomates s'impatientent pendant qu'elles mûrissent ?

En publiant mon dernier travail sur Instagram, je suis tombée sur cette citation de Morgan Harper Nichols, partagée par Flora Bowley.

A vrai dire, elle tombait à pic cette citation parce que c’est exactement le chemin que je suis depuis des semaines maintenant. Un chemin de “rien”. Vous allez me dire comment ça, rien ? C’est vrai, j’ai proposé et suivi le défi du mois d’avril, j’ai tourné le cours de fin de défi et je l’ai mis en ligne. J’ai aussi commenté, encouragé, accompagné les publications des participantes au défi et du cours et tout ceci n’est absolument pas rien, on est d’accord. 

Mais pour moi ? Venant de moi ? Je n’ai rien fait. Je n’ai pas touché un pinceau depuis je ne sais même plus quand (à part le défi bien sûr), mon dernier #teabagscape date du 18 mars. Je n’ai rien publié d’artistique sur Instagram non plus depuis cette date. Tout ça sans inquiétude particulière parce que je savais que j’étais dans une phase tomate verte : je mûrissais. 
Une copine d’Instagram m’a même envoyé un message du genre “Hey ! T’as disparu ? On ne voit plus rien à ton sujet ! Les “gens” vont se désintéresser de toi, c’est dommage !” Et puis alors ? Je ne publie pas pour “les gens”, je partage mes aventures et mon chemin, si certains s’en désintéressent, ça ne les rend pas moins (in)intéressantes, si ?

Bref, c’est en toute sérénité que je me suis offert ce break de création et de publication, parce que comme le dit la citation ci-contre : Pendant qu’on attend, on n’est pas seulement en train d’attendre. On grandit dans notre capacité à recevoir ce qui nous est destiné au bon moment
Moi, j’attendais d’avoir l’audace de peindre un abstrait …

C’est là que “Home is where the Heart is” est arrivé.

J’avais cette toile entamée depuis des mois, elle avait déjà eu plusieurs vies et la première d’entre elles était une tentative d’abstrait, laissée telle qu’elle. J’avais rebondi sur une vanité suite à une suggestion mais ce n’était pas du tout le bon moment pour ça. J’avais laissé le tout à l’abandon, sans remord, je sais très bien que parfois, il faut laisser le temps faire son oeuvre. Alors j’ai attendu.

Puis, un matin, j’ai senti que c’était le bon moment, j’ai écouté mon intuition et mes sensations, j’ai laissé tout ça s’exprimer et j’ai assisté à la naissance de la toile. Son heure était arrivée, elle était prête à se révéler. Il y a toujours quelque chose qui tient de la magie quand cela se produit. Je me sens vraiment comme la spectatrice de ce qui est en train de voir le jour. Je me surprend moi-même à faire certains choix, à utiliser certains outils, j’aime profondément cet état de grâce créatif, quand je sens que seul mon instinct est à la barre, c’est lui qui dirige tout, moi, je ne suis que son outil.

Home is where the Heart is est vraiment le fruit de la confiance profonde que je peux avoir en mon moi créatif, il est né dans la sérénité et la certitude d’être au bon endroit au bon moment. La tomate était mûre, aucune crainte qu’elle ne soit trop acide.

Comme toujours dans ces cas là, tout est allé très vite (trop ? Je trouve ça un peu frustrant parfois, attendre si longtemps pour que quelque chose se produise et le temps file si vite une fois que le processus est lancé !), alors, j’ai récidivé avec Serenity in Blue.

Voilà, j’avais dépassé ma réticence pour l’abstrait, après des mois de tâtonnements et d’envie d’y aller.

Depuis, j’ai relancé les teabagscape, j’ai ressorti l’encaustique. la phase végétative a pris fin, le printemps est en pleine effervescence et moi aussi il semblerait …

Et vous, ça vous arrive de jouer à la tomate verte parfois ?

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