Et si on investissait sur nous-même ?

... plutôt que d'espérer que ça vienne d'ailleurs ?

Vous ne vous reconnaîtrez peut-être pas dans ce titre, j’en ai bien conscience, mais je persiste à penser que si je vis ce genre de choses, d’autres doivent le vivre aussi, rassurez-moi ?

Je m’explique. Je sais que j’ai de multiples compétences, qui découlent souvent de passions qui font irruption dans ma vie. Quand ça se produit, je suis avide d’apprendre, d’en savoir plus, je me documente, je teste, je pratique, je respire presque la passion en question. Ça n’est pas obsessionnel mais on n’en est pas loin tout de même. De fait, j’acquiert des compétences de manière logique, compétences que je peux redistribuer (oui, j’ai eu ma marotte pédagogie aussi …) de manière absolument correcte et accessible, sauf que à cet instant précis, je deviens timorée.
Oui, là, subitement, je ne me sens pas légitime pour restituer toute cette belle matière accumulée et maîtrisée. C’est bête, hein ? Ça fait des années que je me dis que c’est idiot. Et même si c’est parfaitement vrai, rien n’y fait, je me bloque, l’huître se referme, j’ai l’impression d’être incompétente et je préfère en rester là. Ça sent le syndrome de l’imposteur, le manque de confiance en soi et la quête de légitimité. Pendant un temps, je me suis rassurée en me disant que si j’avais un document officiel qui atteste de ma compétence, ça me libérerait, mais non. C’est presque pire, si j’étudie de manière “officielle” un sujet, l’attestation de réussite finale vient seulement me confirmer que je n’ai fait qu’entrouvrir une porte … Raté, le diplôme ne m’aide pas plus !

Alors quoi ? Que faire ? Abandonner toute idée de délivrer, de propager, d’accompagner ? Pas possible ! Je sens bien que ma mission de vie tourne autour de tout cela, je DOIS tout simplement partager ce que j’apprends, ce que je contiens.

Pas simple me direz-vous …

L'importance de discuter de ses blocages ...

J’en parlais récemment à une connaissance. Je lui expliquais (enfin, je l’avouais tout haut parce qu’elle savait déjà tout ça implicitement) ce sentiment d’illégitimité, ce manque de confiance, cette sensation d’imposture (mais qui suis-je pour faire ça ?) en lui racontant mes tentatives pour y remédier (la pensée positive, l’encouragement, la récitation d’un mantra personnel, les post it, …). En réponse, elle a ouvert une belle porte, une porte pleine de simplicité, une porte que je ne distinguais pas toute seule. Elle m’a dit “Au lieu d’attaquer de front ce manque de confiance et de le combattre à coup d’affirmations encourageantes, pourquoi ne pas simplement se dire – Ok, j’ai pas confiance en moi, je le sais bien, je l’accepte. Et si je testais juste une petite chose pour voir si ça marche ? Si c’est le cas, je ferai un autre pas en avant et ainsi de suite”.

Ah, je vous entends venir, mais je vous avais prévenu, c’était une porte toute simple !

Croyez-moi ou pas, ça m’a fait du bien de réfléchir à ce point de vue et même de me l’approprier. J’en suis venue à me dire : “OK, je n’ai pas confiance en moi et je l’accepte. Et si à la fin du défi de janvier, je proposais un mini cours qui permettra de continuer sur la lancée ?”

Et vous savez quoi ? Je l’ai fait ! Même que j’ai tourné, monté et mis en ligne ce mini cours en moins de 15 jours, sans aucune confiance en moi mais en me disant que j’allais faire un p’tit pas en avant !

Et vous savez quoi ? Je l’ai vendu cet atelier ! Et les retours sont positifs, et ça, ça fait du bien !

Le rapport avec les photos et le titre de l'article ?

Ça paraît décousu comme ça mais tout s’assemble à la fin, rassurez-vous.
Une fois passée la stupeur du premier, puis des premiers ateliers vendus, j’ai réalisé que j’avais réellement fait mon premier petit pas en avant. La marche entamée, ce serait dommage de ne pas poursuivre la randonnée, vous ne croyez pas ?

J’ai donc décidé de continuer sur ma lancée et d’investir sur mon chemin de “transmetteuse” en m’équipant plus sérieusement pour vous proposer de plus beaux supports.

Et aussi, j’avais envie de partager ma fébrilité au déballage des éléments de mon studio vidéo à domicile. Les soft boxes sont en place, un micro de meilleure qualité est en livraison … Le prochain atelier est en réflexion, si j’osais, je vous dirais qu’il parlera de collage et qu’un défi le précédera sans doute comme en janvier (si je ne change pas d’avis d’ici là, bien entendu !) et aussi que vous en entendrez parler plus précisément avant avril.

Petit test de mise en situation - de nuit dès réception du matériel !

Un dernier mot pour la route ?

Si vous aussi vous rencontrez ce souci de légitimité, je ne vous intimerai pas de croire en vous quoiqu’il arrive, je suis trop bien placée pour savoir que ça ne réglera rien, que ça ne marchera pas, surtout, ça ne fera qu’amplifier le malaise déjà présent.
Par contre, à mon tour, je suis tentée de vous dire d’accepter cette faille de confiance, de faire la paix avec elle, elle fait partie de vous et c’est très bien comme ça, elle participe à votre propre perfection. Je vous proposerais simplement de tenter une petite chose et de voir si ça passe. Puis, si cette petite action est couronnée de succès (même modestement !), essayez une deuxième et ainsi de suite. Je suis sûre que tous ces pas mis bout à bout construiront ce qui ressemblera fort à de la confiance en vous …

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