De l’art de se faire plaisir et de se donner du temps …

... Dans un quotidien bien chargé.

Le mercredi, comme le vendredi, ce sont mes journées à moi. Les journées où mon travail salarié laisse la place à mon travail d’artiste. 

Ces jours-là, je suis sensée  m’occuper de mon site, réfléchir à de nouveaux cours ou contenus, créer, peindre, prendre le temps de vivre ma créativité. C’est super sur le papier, non ? 

Parce que dans la vraie vie, c’est pas vraiment comme ça que ça se passe …

J’y pensais ce mercredi matin justement, entre les courses à faire, le détour par la mairie pour le voyage en Chine à venir de ma fille et la pensée des lessives en retard. Bref, à 11h, j’avais juste le temps de courir récupérer Numérobis à l’école, un peu comme tous les mercredis.

Sauf que en faisant mes courses, alors que je réfléchissais à tout ça, j’ai compris qu’en fait, je m’imposais ce rythme toute seule et qu’il ne tenait qu’à moi de ralentir.

Mais pourquoi s'inflige t-on ce rythme ?

C’est qu’elle est légitime cette question !
Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai tendance à considérer un peu les choses à faire comme des Légos et je joue un peu à Tétris avec. Je visualise mon temps disponible comme le rectangle de ce célèbre jeu, chacune de mes tâches a une forme biscornue, à moi de les imbriquer les unes dans les autres pour qu’il ne reste pas de blanc dans le tableau final. Un jeu d’enfant !

Alors bien sûr, on parle de la charge mentale, où la femme devient victime de cet état de fait, ce n’est pas forcément faux mais est-ce que nous ne sommes pas nous-mêmes nos propres “bourreaux” ? On s’impose un rythme, on se conditionne pour ressembler à ce qu’on imagine être la bonne image qu’on doit renvoyer, on allonge notre liste de tâches sans vergogne, on en fini presque par oublier de se respecter … Et on espère que les autres (nos amis, notre famille, notre entourage pro, …) va le faire pour nous et comme ce n’est pas le cas, on se vexe et on s’aigrit. C’est moche comme tableau, hein ? Et pourtant, moi, j’ai vécu ça des années, en pensant que c’était normal et que c’était plutôt la faute des autres. 
Il m’a fallu alors prendre conscience, me rééduquer moi-même, comprendre que je ne serai jamais aussi parfaite que je le voudrais et que c’est très bien ainsi. Oui, c’est très bien ainsi parce que c’est ainsi que mes proches m’aiment, avec mes forces et mes faiblesses, avec toutes mes imperfections et mes manques. Mais surtout avec toute la force qui est en moi, avec cette pugnacité qui fait que je reste debout envers et contre tout, qui me pousse à avancer, à m’améliorer.

Quand on ressent comme moi ce matin ce sentiment de Tétris, on devrait se poser la question : “Pourquoi je m’inflige ça ?”.  Et surtout, se rappeler que notre vraie vie ne se situe pas là. Notre vraie vie, elle est là quand on se sent bien, qu’on se sent à notre place. Et pourquoi ne pas explorer de nouvelles choses pour savoir où se situe cette vraie vie qui nous attend ?

Bouquet tulipe 7

Se poser les bonnes questions

Souvent, une pratique créative peut apporter la respiration nécessaire dans un quotidien rempli de “je dois faire ça ou ça”.

Il reste à caser cette pratique dans l’emploi du temps. L’idée, c’est de commencer modestement pour pouvoir la glisser facilement entre deux entrées de la to-do list. Vous verrez qu’une fois qu’on prend cette habitude, petit à petit, on parviens à libérer de petites poches de temps par-ci par-là. Nos priorités changent et le sentiment de bien-être ressenti durant nos pauses créatives nous nourrissent bien mieux que l’accumulation des tâches ménagères. Si on y réfléchit un peu, on constate qu’on se définit souvent par notre capacité à “faire des choses”, choses qui sont souvent des tâches ménagères ou familiales peu amusantes. Il ne s’agit pas de laisser tomber définitivement la tenue de la maison mais plutôt de repenser les priorités et les obligations qu’on s’est fixé (est-ce qu’on a  vraiment besoin de repasser les chaussettes ? Ou de passer l’aspirateur tous les jours ?). Si vous remplacez ça par une demie-heure de création, de découverte, de lecture ou tout autre loisirs, vous ne serez pas quelqu’un de moins bien, vous deviendrez une personne beaucoup plus disponible et en accord avec vous-même.

Ça vous fait envie ? Il ne reste plus qu’à trouver votre chemin, et pour cela, se poser les bonnes questions.

Par quoi êtes-vous attiré(e) ? Est-ce que vous vous êtes déjà dit “si j’avais du temps, je ferais ça !” Prenez le temps de vous poser au calme 10 minutes et de réfléchir à ce qui vous attire, quelles pistes pouvez-vous explorer ? Si cela reste flou, voyez peut-être auprès des associations proches de chez vous, il y a sûrement une proposition qui pourra vous intéresser !

N’hésitez pas à regarder du côté d’Internet aussi, c’est une véritable mine pour trouver de nouvelles idées et surtout apprendre de nouvelles choses. il existe pléthore de cours, gratuits ou payants sur tous sujets.

Moi, j’ai trouvé ma voie d’abord dans la cuisine créative et depuis quelques années par l’art en général. Je touche à tout, je teste tout et je sais que mon refuge, c’est ma pratique artistique. Alors ce matin, entre les céleris et le gruyère, je me suis dit qu’il fallait repartir sur un nouveau projet artistique pour casser ce rythme infernal qui se réinstallait.
J’ai commencé par m’acheter ce beau bouquet de tulipes que vous avez vu (encore une chose “bête”… Vous arrivez à vous faire des cadeaux, vous ? Moi, j’ai du mal !) puis, en rentrant, je me suis lancée dans un nouveau livre d’artiste !

En cohérence avec mon mini-cours "Intuition et Pleine Conscience"

En ce moment, j’ai envie d’explorer des formes simples, une association très libre des couleurs et le lâcher-prise dans mes créations.
Cette envie est née lors du challenge de janvier #31daystoletgo que j’ai proposé sur facebook. Ce défi a été suivi par un groupe de passionnées qui s’en sont donné à cœur joie, qui ont fait des découvertes et les ont partagées. Souvent est revenu le fameux “ça fait du bien de se donner un temps de création”, comme quoi, on en a tou(s)tes besoin !
Durant ce mois, j’ai vu combien c’était libérateur de créer à partir d’une contrainte (aussi minime soit-elle) et un temps limité. C’est accessible à tout le monde, pas besoin d’être “doué(e)” (en fait, on l’est tous(tes), il suffit de se laisser guider et d’accueillir l’imprévu, l’intuition et la surprise en restant attentif(ve) à nos sensations.
J’en ai créé un mini-cours pour explorer davantage la création en pleine conscience, à l’écoute de notre artiste intérieur. J’applique cette technique à moi-même, de plus en plus. En naissent des formes simples mais étonnamment complexes une fois mariées entre elles. Elles sont le fruit d’une connexion profonde avec mon intuition créative et mon artiste intérieure. C’est la forme la plus brute et minimaliste de mon travail artistique et j’aime découvrir le résultat de chacune de ces séances de création libre. 
Pour “forcer” une pratique récurrente, je laisse mon coin de travail encombré du matériel, livre ouvert, comme ça, je n’ai aucune excuse de ne pas m’accorder ces quelques minutes de création quotidiennes.
Je vous livre la vidéo de ma première page (elle m’a prit en réalité 15 minutes, installation comprise), j’espère que cela pourra vous inspirer à adopter une pratique créative quotidienne, ou presque.

Et vous ?

Que faites-vous pour vous évader du quotidien et vous faire du bien ?
Ca vous dirait d’entamer une nouvelle pratique pour vous faire du bien ? Peut-être vous aussi entamer un nouveau livre d’artiste ? Si c’est le cas, je vous propose un cours gratuit sur la création de votre propre livre d’artiste !

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