Détente encaustique …

Détente encaustique …

Grâce à l’atelier de Laly, j’ai découvert il y a quelques mois les joies de l’encaustique, et je pèse le mot « joie », en réalité, il s’agirait presque d’une addiction …

Vous avez vu cette texture là haut ? Un truc de fou …

Le problème avec la cire, c’est qu’on se rend bien compte que cela demande de la maîtrise, enfin, moi c’est ainsi que je le vois. Au début, j’avais presque peur de faire chauffer la mienne, de peur de la « gaspiller » bêtement. J’ai retourné la question un paquet de fois dans ma tête et j’ai fini par accepter que j’avais le droit de gâcher du matériau si cela me permettait de tester et de m’amuser.

Le truc chouette, c’est que quand on s’autorise ça, on découvre que c’est une super technique pour la survenue de « heureux accidents » et que parfois, on se retrouve à se trémousser devant son bureau parce qu’on a fait un raté réussi !

J’ai commencé simple (je veux dire, après avoir testé les propositions de Laly), en recouvrant des images que j’avais collées sur des morceaux de bois. Quelques petits trous et griffures par-ci, un peu de peinture à l’huile par-là et l’effet n’est pas si mal. Du moins, suffisamment satisfaisant pour donner envie de s’enhardir un peu et de partir vers des destinations moins assurées et plus expérimentales.

Un peu rassérénée, j’ai tenté la chose sur un plus grand format.

J’y ai travaillé un certain temps, vous vous en doutez le premier jet était tout au plus un brouillon raté, je l’ai laissé tomber quelques jours, un peu refroidie par l’expérience. Comme je suis têtue et que ce bout de bois m’appelait sans relâche, j’ai fini par y revenir. Je suis repartie de zéro ou presque en ajoutant des pages de vieux magazines, recouvrant le tout de cire naturelle puis blanche et peu à peu, la magie encaustique s’est produite …

J’étais tentée de considérer que j’avais eu de la chance, vous savez, celle du fameux débutant qui par le plus grand des hasards arrive à un résultat qui lui plaît … Bref, j’ai retenté le coup et la magie a opéré à nouveau, j’étais guérie de ma peur de la cire !

Depuis, j’avoue avoir du mal à ne pas allumer ma crêpière tous les jours (oui, dans la mesure où nous sommes en Bretagne, je chauffe mon encaustique sur une crêpière, ça fait plus couleur locale … Ceci dit, je compte investir dans la plancha, le format sera plus ergonomique), c’est une technique que j’ai envie d’explorer à l’infini ou presque, j’adore les effets obtenus, ce rendu doux et presque sensuel au toucher, c’est un médium vraiment tactile et sensible.